Publié le 11 Juillet 2017

NA

 

Composé de HE

 

 
Union, bon accord, harmonie (Wieger 14)
Unir, réunir, joindre, associer, combiner 
(Ricci 1726)
Et de SHOU
 
signifiant main

(Ricci  3585) Saisir, prendre, tenir avec la main

 

Plus simplement :

"Les deux mains agissent d'un commun accord"

Pétrissage du quadriceps :

1 Saisir et monter

2 Relâchement progressif.

 
Zones de contact :

Pulpe des pouces et des doigts, ou pulpe des pouces et des doigts et éminences thénar (côté externe de la paume de la main)

Effets :

Expulse le vent-froid

Active le sang

Diminue les adhérences des tissus mous

Détend et relax

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Rédigé par Thierry Lambert

Publié dans #Techniques de massage chinois

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Publié le 4 Juillet 2017

Définition

 

 

ROU

 

Frotter (par ex les yeux) masser (une foulure) rouler entre les doigts pour assouplir, pétrir, froisser, chiffonner, soumettre par la douceur, fléchir, pacifier.
Ricci (2450)

 

Etymologie de ROU

 

Composé

de

SHOU

la paume
Le dictionnaire antique Kang Xi attribue à ce caractère : main, manuel, artisan, talent

Et de ROU

 

signifiant élancée, souplesse, flexibilité, élasticité (Wieger 95)

Composé de

 

MAO

 

Hallebarde à croc, à très longue hampe qu’on employait sur les chars de guerre pour accrocher les combattants (Wieger 95)

 

MU
 
figure d’un arbre. En haut les branches, en bas les racines, au milieu le tronc. Sens étendu bois (Wieger 119)

 Note : L’empereur Kang Xi fit rédigé le « Kangxi zidian »,

 dictionnaire de 42 000 caractères classés en 214 clés

 

ROU 
"la main est souple et flexible, elle suit les contours du corps,
 elle calme, elle « soumet par la douceur".
Effets :
  • Relaxe
  • Détend les muscles
  • Calme
Technique :
  • Pression légère et douce
  • Rythme lent
  • Mouvements linéaires ou circulaires sans entraîner la peau ou les tissus sous-cutanés
  • Le mouvement part de l’épaule, le coude, le poignet et la main sont détendus
Zones de contact :
  • Pulpes des doigts
  • Racine de la paume
  • éminences thénar

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Rédigé par Thierry Lambert

Publié dans #Techniques de massage chinois

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Publié le 1 Juillet 2017

NON-INTERVENTION

Cette non-intervention que le texte « écoute du cœur et rencontre thérapeutique » souligne comme ligne directrice de l’action ou non-action du thérapeute appartient aux principes essentiels du Hakko-Ryu  Il s’agit du deuxième des principes de cette école de Ju-Jitsu qui comprend dans son enseignement le Koho Shiatsu ; voici ce principe :

« La capacité de réaction par la non intervention : 
agir sans chercher à intervenir »

Cette notion de non-intervention provient de l’influence de la philosophie taoïste ; la non-intervention ou le Wu Wei. Le Wu Wei guide le taoïste dans son action  ou non-action.

Etymologie du caractère Wu

Wu

 

une action 
d’une multitude d’hommes
 sur une forêt ; déboisement. 
Prend le sens
 de négation
 (Wieger 24)

Sens du caractère Wei

Wei

 

faire, pratiquer,
 agir, agir en
 qualité de
 (Ricci 5507)

 

Littéralement Wu Wei se traduit donc par ne pas faire ou non faire,
 A. Cheng nous précise cette notion du non faire, nommé le plus souvent non agir
 
« le non agir ne consiste pas à ne rien faire 
au sens de se croiser les bras passivement mais
à s’abstenir de toute action agressive,
 dirigée, intentionnelle, interventionniste 
afin de laisser agir l’efficacité absolue, 
la puissance invisible (De) du Dao »

Il nous semble important de s’arrêter sur ce De,

c’est celui-là même que l’on trouve associer à Dao

dans l’œuvre majeure de la pensée taoïste ;

le Dao De Jing de Lao Zi ils forment

les deux piliers de l’enseignement du vieux maître.

 

De se traduit par :

bienveillance, bonté, bienfaisance, 
reconnaissance, conduite (bonne ou mauvaise),
vertu, moralité, énergie, influence, pouvoir.

 

Voici l’étymologie du caractère

 

Faire un
 pas en 
avant du
 pied gauche Sens étendu, marcher

Wieger 63 A

 

rectitude

du cœur

Wieger 10 O

 

 

démarche

dirigée par

un cœur

droit,

bonne

conduite,

vertu

Wieger 10 O
  

L’efficacité (le De) émane du Dao (ou Do en japonais) selon A. Cheng, l’effacement du thérapeute permettrait l’émergence de cette puissance qui dépasse l’humain. Le De c’est l’image d’un cœur droit en marche, ne pourrait-elle pas devenir l’idéal d’un être simple au cœur généreux, cherchant à aider ses patients. La notion de Wu Wei et de Xu Xin semble se rejoindre ; elles deux préconisent une action non dirigée, guidée ou inspirée par le Dao.

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(Extrait de Posture et Shiatsu mémoire de T. Lambert rédigé au cours de sa formation auprès de l'ARTEC)

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Rédigé par Thierry Lambert

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Publié le 30 Juin 2017

Rédigé par Thierry Lambert

Publié dans #Revue de presse

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Publié le 27 Juin 2017

 

 

 

 

HUANG

Jaune, la couleur de la terre labourée  (Wieger 24 L)

Jaune, ocre (une des cinq couleurs, couleur de la terre, couleur de l’empereur et de la famille impériale (Ricci 2235)

Le jaune n’est pas uniquement associé à Huang Di mais aussi à tous les empereurs qui lui succéderont. Cette couleur se rattache à la terre chinoise de couleur ocre associée au centre ; les chinois se voyant au centre du monde, d’où la dénomination de la Chine comme l’empire du milieu.

 

DI
 

Souverain, empereur, monarque, divinité, dieu, le souverain du ciel, le ciel (personnifié) (Ricci 4815)

L’empereur, celui qui gouverne l’Empire (Wieger 120)

 

HUANG DI ; FONDATEUR DE LA CIVILISATION CHINOISE
 

Le Da Zhuan [1](chapitre II histoire de la civilisation) décrit l’œuvre civilisatrice de Huang Di,  après lui nous trouvons deux autres personnages ; Yao et Shun. Chacune de leurs inventions ; des idées maîtresses comme le souligne Wilhelm, leurs ont été inspirées par les sens contenus dans les hexagrammes. Ces idées maîtresses forment le début d’une civilisation ;

Développement du commerce et de l’agriculture
Protection des richesses et des personnes
Organisation sociale basée sur le respect des aînés
L’écriture comme ciment de la société.

 

 

HUANG DI INAUGURE LES DYNASTIES CHINOISES

A.Cheng fait remarquer que le Lüshi Chunqiu ou printemps et automne du sieur LÜ met en relation les cinq éléments et les dynasties chinoises inaugurées par Huang Di. La succession de ces dynasties suit le cycle Wu dit de conquête. « Une dynastie est remplacée par une autre lorsque sa puissance ou vertu s’épuise »[2]

Le cycle Wu de violation serait antérieur aux cycles d’engendrement Sheng et aussi à celui de contrôle Ke. En combinant la représentation des quatre saisons avec la succession des dynasties, on obtient selon A.Cheng le cycle d’engendrement des cinq éléments encore appelé le cycle des sédentaires. A partir des Han, la dynastie qui suit celle des Qin, est associée au bois.

Toujours selon A.Cheng, le cycle d’engendrement qui commencerait avec les Han serait une combinaison des quatre saisons (représentation spatiale des saisons et des éléments) et du cycle Wu (représentation dynamique des cinq éléments)

Fait remarquable, dans la forme de yi yin fa du Ling Bao Ming de l’école San Yiquan, les premiers exercices de la série "Ciel" de ces yi jin fa utilisent cinq sons associés chacun à un élément, ces sons se succèdent dans l’ordre du cycle Wu, les exercices qui les suivent dans cette même série utilisent les mêmes sons en suivant cette fois l’ordre du cycle Sheng (cycle d’engendrement) Qu’en conclure de ce constat ? L’enracinement de cette école dans l’histoire chinoise… Une parfaite similitude avec l’adaptation de l’humain aux phénomènes de la nature (le Qi, le Yin et le Yang, les cinq éléments Wu Xing)...

HUANG DI ET LE NEI JING SU WEN

Huang Di serait à l’origine du Nei Jing Su Wen dans lequel est exposé la théorie de l’énergétique chinoise sous la forme de questions/réponses entre un maître Qi Bo et Huang Di lui-même. Huang Di expose les raisons qui l’ont poussé à écrire ou faire écrire ce texte.[4]

« Houang-Ti s’adresse à Tch’i Pai :

Moi qui suit le chef d’un grand peuple

Responsable d’une multitude de familles,

Et qui devrais donc en percevoir les impôts,

Je constate avec affliction que je n’en perçois point

Parce que mon peuple est malade.

 

Je veux que l’on cesse d’administrer des remèdes

Qui rendent mon peuple encore plus malade.

Je veux que l’on abandonne les Pien Cheu

Pour n’employer désormais que les aiguilles de métal

Que l’on pique dans les Tching[5]

Afin d’agir sue les Sueh et le Tch’i[6]

Et d’en rétablir le bon équilibre

 

Afin que cet art puisse être transmis aux générations futures

Il faut que ses lois soient définies

Que sa pratique se développe et s’étende sans cesse

Qu’on ne l’oublie surtout pas

Et qu’elle devienne facile à appliquer.

 

Il faut donc consigner ses règles par écrit

Il faut en marquer les différences

Distinguer les internes et les externes

Et que chacune soit exprimée clairement

Sans oublier les règles de manipulations des aiguilles

Tel est mon sentiment. »

C’est un manifeste d’un souverain qui décide fermement que l’acupuncture doit prendre une place importante et que ce texte ; Nei Jing Su Wen devienne la référence pour les générations futures.

 

 

HUANG DI ; L’ANCETRE

 

Un culte est encore donné à Huang Di de nos jours, un mausolée lui est consacré à Huangling dans le Shaanxi au nord-ouest de la Chine. Interdit pendant la révolution culturelle, il est autorisé depuis 1979. Les chinois viennent honorer leurs ancêtres et donc leur ancêtre Huang Di au cours de la fête traditionnelle de Pure-Clarté, occasion de manifester sa piété filiale et son respect envers les ancêtres en la personne de Huang Di. Durant l’histoire chinoise, de nombreux empereurs des dynasties chinoises lui ont fait hommage, imités ensuite par les représentants du gouvernement chinois communiste.

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[1] Une des « ailles » du Yi Jing ou livre des transformations

[2] P 257 Histoire de la pensée chinoise A.Cheng

[4] P 17 Nei Tching Sou Wen traduction J-A Lavier PARDES

[5] Les méridiens

[6] Le sang et l’énergie

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SOURCES :

Histoire de la pensée chinoise A.Cheng

Les barbares et la Chine article revue Tao Yin par Josie Pin

Nei Tching Sou Wen trad. Lavier

Illustration Qi Bo et Huang Di dans Nei Tching Sou Wen PARDES

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Rédigé par Thierry Lambert

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Publié le 24 Juin 2017

La médecine chinoise puisse ses racines dans les temps antiques, rien ne vient attester de l'existence réelle des inventeurs de la médecine chinoise, ceci relève des mythes de la Chine ancienne. La création ou la découverte des trigrammes, l'utilisation des plantes comme remèdes et l'utilisation des poinçons de pierre pour agir sur les points d'énergie ont été attribuées à trois personnages légendaires des temps mythiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

FU XI ; LE PREMIER DES TROIS AUGUSTES

Fu Xi serait à l'origine de la chasse, de la pêche, de la cuisson des aliments, de l'élevage, des constructions des maisons, du calendrier, de l'utilisation des métaux, des cordes nouées et des trigrammes. Au sujet de l''invention de ces trigrammes, deux thèses différentes semblent s'opposer, la tradition raconte que Fu Xi reçut du ciel par l'intermédiaire d'un cheval-dragon un tableau qui lui permit de créer les trigrammes. La deuxième provient du Yi Jing ; dans le grand commentaire (Da Zhuan) est exposé l'histoire de la civilisation chinoise en rapport avec les hexagrammes du Yi Jing dans laquelle Fu Xi fait figure de fondateur de la nation chinoise où son sens d'observation et son esprit pénétrant s'unissent pour mettre en forme les trigrammes.

 

 

L'INFLUENCE DU CIEL ; LE TABLEAU DU FLEUVE

Fu Xi aurait reçu d'un cheval dragon le He Tu (le tableau du fleuve), symboliquement l'apparition d'un dragon annonce une bonne nouvelle ou un changement très bénéfique.

L'étymologie de l'idéogramme Tu nous indique ceci (Wieger76 F) : Les combinaisons qu'il faut faire dans sa tête pour arranger son grenier quand on a plus de grains qu'on ne peut en loger. Sens étendu ; Méditer Combiner Projeter Plan calcul

L'idéogramme Tu n'a pas seulement le sens de plan ou de tableau mais aussi celui de réfléchir, de combiner, ou de créer quelque chose avec l’esprit. Nous verrons plus loin que la contemplation du diagramme du He Tu a inspiré à Fu Xi la création des trigrammes, la combinaison des traits pleins et discontinus. Tout n'a pas été donné par le ciel, l'influence céleste a sans conteste favorisé une création humaine en offrant le tableau du fleuve au fondateur de la nation chinoise mais celui-ci a su à partir des données du ciel créer un système de classification à partir des nombres, du ciel, et de la terre.

Philastre voyait dans ce cheval dragon le symbole du lever du soleil (le dragon) son coucher (le cheval) dans les figures du tableau (les points ronds noirs ou blancs) des astres et constellations et dans les trigrammes les phases de la lune. Pour lui la base fondamentale du Yi Jing est une observation astronomique !

Voici à quoi ressemble le tableau tel que les néo-confucianistes l'ont présenté sous la dynastie des Song (960-1279) Ce tableau était composé de figures ; points ronds blancs ou noirs groupés dans un certain ordre.

C'est l'origine des cinq éléments à partir des nombres pairs et impairs :

L'eau au nord naît du 1 du ciel qui s'associe au 6 de la terre
Le feu au sud naît du 2 de la terre qui s'associe au 7 du ciel
Le bois à l'est naît du 3 du ciel qui s'associe au 8 de la terre
Le métal à l'ouest naît du 4 de la terre qui s'associe au 9 du ciel
La terre naît du 5 du ciel qui s'associe au 10 de la terre

Ce tableau est l'association de deux systèmes de pensée, l'un issu du Yue Ling (traité sur le calendrier) qui indique l'emplacement que le fils du ciel (l'empereur) doit occuper quand il édicte les ordonnances mensuelles sur l'emplacement du Ming Tang (bâtiment à cinq salles disposées en croix) ceci en suivant les saisons ; les nombres étant associés aux saisons. L'autre système est issu du Hong Fan qui associe les nombres aux éléments ; eau, bois, feu, terre, métal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA CREATION DES TRIGRAMMES ; FU XI OBSERVE ET CREE

 

Alors que dans les temps anciens Fu Xi gouvernait le monde,
 il leva les yeux et contempla les images issues du ciel,
 il abaissa les yeux et contempla les phénomènes de la terre.
 Il contempla les signes des oiseaux et des animaux
 et constata leur adaptation aux régions. Il procéda
 directement à partir de lui-même et indirectement
 à partir des choses. Il inventa ainsi les huit trigrammes
 pour entrer en connexion avec les vertus
 des dieux lumineux et classer les conditions
 de tous les êtres. (Le grand commentaire
, chapitre II histoire de la civilisation §1)

Ici point de révélation par un animal messager du ciel (un dragon ou une licorne), Fu Xi observe, s'imprègne des choses au-dessus de lui, en dessous, en lui et autour de lui. Ces observations le pousse à inventer les trigrammes donnant aux humains la possibilité de communiquer avec le ciel.

Il fit des cordelettes nouées et les utilisa 
comme filets et comme nasses
 pour la chasse et la pêche.
 Il tire probablement cette invention
 de l'hexagramme CE QUI S'ATTACHE
 (le grand commentaire chapitre II
 histoire de la civilisation §2)

 

 

 

Image de l'hexagramme n°30 Li

 

Le dessin formé par l’hexagramme aurait suggéré à Fu Xi l'invention des cordelettes nouées, donc de la chasse et de la pêche (l'hexagramme qui est partagé à l'intérieur et fermé à l'extérieur est l'image des mailles d'un filet dans lequel les animaux restent attachés)

 

IMAGE ET YIN YANG

L'origine des trigrammes provient du Taiji, celui-ci laisse apparaître plusieurs images ; la poutre faîtière, et le clair et le sombre.

La poutre faîtière

 

Ji est originellement une poutre faîtière


 

Il s'agit d'un simple trait

A partir cette unité, la dualité apparaît à travers les opposés tels que le haut et le bas, la droite et la gauche, le devant et le derrière. Ces opposés sont devenus ensuite le yin et le yang.

Le clair et le sombre

Le yin yang exprime aussi l'image de deux vallées, l'une exposée au Sud correspond au clair, l'autre exposée au Nord correspond au sombre. Ces images donneront naissance au diagramme du yin yang. Notons qu'ici aussi, nous trouvons une rivière qui délimite les deux vallées, certainement le fleuve jaune qui a vu naître la nation chinoise.

LES TRIGRAMMES

 

Le grand premier commencement (Tai Ji)

 

engendre les deux puissances fondamentales (Yi) :

 

le yin (l'obscur)

 

le yang (le lumineux)

Les deux puissances fondamentales engendrent les quatre images (Xiang)

le vieux yang ou grand yang (tai yang) correspond à la saison de l'été

 

le vieux yin ou grand yin (tai yin) correspond à la saison de l'hiver

le jeune yang ou petit yang (shao yang) correspond à la saison du printemps

le jeune yin ou petit yin (shao yin) correspond à la saison de l'automne

Les quatre images engendrent les huit trigrammes (Gua)

 

(Da Zhuan le grand commentaire chapitre XI § 5)

 

 

YI JING ET MEDECINE

 

Le maître dit : « Reconnaître les germes est assurément divin.
 L’homme noble ne flatte pas dans ses rapports
 avec les supérieurs, il n’est pas arrogant dans
 ses rapports avec les inférieurs. Il connaît assurément
 les germes. Les germes sont le premier,
 l’imperceptible commencement du mouvement,
 la première trace de fortune (ou d’infortune) 
qui se manifeste. L’homme noble voit les germes
 et agit aussitôt. Il n’attend pas le jour entier." 
(Da Zhuan, le grand commentaire chapitre IV § 11)

 

A. Cheng met en évidence dans son chapitre consacré à « l’infime amorce », l’importance donnée aux germes des événements. Dans le Yi Jing, Kong Fu Zi (Confucius) insiste sur le terme Ji signifiant annonce d’un changement, ce terme est très proche de Yi du Yi Jing qui se traduit par mutations. Le Yi Jing permet par la pratique divinatoire d’entrer en contact avec le « sans- forme », cette acuité permet de discerner les germes des actions ou des événements futurs.

 

C’est ce que cherche le médecin chinois, il scrute à travers les signes les plus tenus, les plus petits les germes d’un trouble ou d’une maladie avant qu’elle ne soit installée. Agir avant que le mal ne s’installe, savoir reconnaître les germes de la maladie tels sont les préoccupations du médecin chinois, en cela il se rapproche du sage.

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SOURCES :

Caractères chinois Wieger

Dictionnaire français de langue chinoise Ricci

Histoire de la pensée chinoise A. Cheng

La pensée chinoise M.Granet

Les signes et les mutations Wang Dongliang

Le Yi king traduit par Philastre

Yi King R.Wilhem

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Rédigé par Thierry Lambert

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Publié le 23 Juin 2017

Si le wu wei constitue le fondement de l’action, comment se manifeste celle-ci dans l’art du shiatsu ? Bernard Bouheret compare le rythme du shiatsu au flux et au reflux de la mer, nous trouvons cette même image dans la pratique du taiji quan, ce flux et ce reflux manifestent le mouvement du yin et du yang :

 

 

















« La longue boxe est semblable aux flots du Fleuve Bleu
 ou de la mer, qui se meuvent continuellement et sans fin »[1]

 

Ce mouvement ne possède ni début ni fin, tout comme le cœur, le corps est en mouvement ; s’arrêter, se rigidifier, se crisper, c’est ne pas suivre le mouvement de la vie. L’eau est une force, agir comme l’eau, s’identifier à celle-ci, à ce flux et ce reflux c’est retrouver un état naturel. Un état naturel, c’est ce que recherchent les taoïstes, au chapitre 78 du Dao De Jing, il est écrit :

 

« Rien n’est plus souple et plus faible que l’eau,
Mais pour enlever le dur et le fort,

rien ne la surpasse. Et rien ne saurait la remplacer.
 La faiblesse a raison de la force.

La souplesse a raison de la dureté. Tout le monde le sait
 mais personne ne peut le mettre en pratique… ».[2]

Ce flux et ce reflux représentent le quatrième principe du Hakko Ryu

 

 















"La capacité d’alternance pendulaire du flux et du reflux :
Agir en fonction du mouvement de l’énergie naturelle."

 

Agir en fonction du mouvement naturel de l’énergie, c’est manifester l’alternance du yin et du yang par ce mouvement de flux et de reflux comparable au mouvement de la mer mais c’est aussi agir dans le sens des méridiens d’acupuncture ; c’est suivre le sens de circulation de l’énergie en pressant sur les méridiens. La prise de contact par le pouce puis la pression de celui-ci correspond au flux, le retrait progressif du pouce puis son mouvement vers une autre zone correspond au reflux.

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[1] Traité sur le taiji quan (attribué à Zhang San Feng) C3 Yangjia michuan taiji quan tome 1 Wang Yen Nien

[2] P 81 Philosophes taoïstes Gallimard On peut voir aussi dans cette maxime des conseils sur la conduite des affaires politiques ou guerrières.

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(extrait de Posture et Shiatsu mémoire de T.Lambert rédigé au cours de sa formation auprès de l'ARTEC)

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Photos :

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