Publié le 19 Mars 2025

 

Pratique adaptée de qi gong tous les mardi de 18h à 19h à Ifs avec Pac Sports Loisirs (gymnastique, Qi gong), suivre le lien ci-dessous 

Cours de qi gong (pratique adaptée)  à Ifs près de Caen
Pac Sports Loisirs (gymnastique, Qi gong)

COLLARD Evelyne- Présidente

3, rue Camille St Saëns 14123 IFS

Contacter par email  : evelynecollard55@gmail

Tel : 02 31 83 06 23

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Rédigé par Thierry Lambert

Publié dans #Energetique, #santé, #Prochains ateliers

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Publié le 15 Mars 2026

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Rédigé par Association Le Bambou

Publié dans #Stages recommandés par Corps Souffle Dao

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Publié le 9 Mars 2026

 

Nous trouvons en Chine de nombreuses  appellations afin de désigner les méthodes de méditation, parmi elles nous trouvons Zuo Wang, après quelques précisions sur le sens et l’étymologie de ces deux termes, nous ajouterons ce que les textes classiques de la métaphysique chinoise ont pu décrire sur ce sujet, en la personne de Zhuang zi (1).

 

 

 

     Zuo

 

S’asseoir, être assis, être assis sur, être agenouillé assis sur ces talons

(Ricci 5155) 

2 personnes

 

sur la terre 

 

(Wieger 27) 

       

 

 

Wang

 

Oublier, omettre, négliger

 

Zuo wang (Tao) faire le vide l’esprit

(Ricci 5470)

 

Wang

Se cacher

Wieger 10

Ru

Entrer pénétrer, entrer dans une cachette

Exprime la pénétration des racines d’une plante dans le sol ligne verticale la tige, lignes descendantes racines

Wieger 15

 

Yin

 

Courbe, couvrir, cacher

Wieger 10

Xin

Figure du cœur

Wieger 107 A

           

 

Quelques extraits tirés du Zhuang Zi (2)  qui se rapporte à l’oubli de soi que nous laissons à votre réflexion

 

 

S’unir à celui qui pénètre tout

 

Zhuang Zi 6.J. Yen-Hoei

 

Yen-Hoei le disciple chéri, dit à son maître Confucius (3) :

— J’avance...

— Comment le sais‑tu ? demanda Confucius...

— Je perds, dit Yen-Hoei, la notion de la bonté et de l’équité...

— C’est bien, dit Confucius, mais ce n’est pas tout.

Une autre fois, Yen-Hoei dit à Confucius :

— Je profite...

— A quoi le reconnais-tu ? demanda Confucius...

— J’oublie les rites et la musique, dit Yen-Hoei...

— C’est bien, dit Confucius, mais ce n’est pas tout.

Une autre fois, Yen-Hoei dit à Confucius :

— Je progresse...

— Quel signe en as‑tu ? demanda Confucius...

— Maintenant, dit Yen-Hoei, quand je m’assieds pour méditer, j’oublie absolument tout.

Très ému, Confucius demanda :

— Qu’est‑ce à dire ?

Yen-Hoei répondit :

— Dépouillant mon corps, oblitérant mon intelligence, quittant toute forme, chassant toute science, je m’unis à celui qui pénètre tout. Voilà ce que j’entends par m’asseoir et oublier tout.

Confucius dit :

— C’est là l’union, dans laquelle le désir cesse ; c’est là la transformation, dans laquelle l’individualité se perd. Tu as atteint la vraie sagesse. Sois mon maître désormais !

 

 

Laissez tomber le corps comme un habit !

 

Zhuang Zi 11.D. Le politicien Yunn‑tsiang,

 

— Etre céleste, fit Yunn‑tsiang, j’ai eu beaucoup de peine à vous trouver ; de grâce, veuillez m’instruire.

De fait, dit Houng‑mong, vous avez grand besoin d’appren­dre. Ecoutez donc !.. Commencez par n’intervenir en rien, et tout suivra naturellement son cours. Dépouillez votre personnalité (litt. laissez tomber votre corps comme un habit), renoncez à l’usage de vos sens, oubliez les relations et les contingences, noyez‑vous dans le grand ensemble, défaites­-vous de votre volonté et de votre intelligence, annihilez‑vous par l’abstraction jusqu’à n’avoir plus d’âme. A quoi bon spéculer, l’inconscience étant la loi universelle ? La foule des êtres retourne inconsciente à son origine. Celui qui aura passé sa vie dans l’inconscience, aura suivi sa nature. S’il acquiert des connaissances, il aura vicié sa nature. Car il est né spontanément, sans qu’on lui ait demandé qui et quoi il voulait être. Et la nature veut qu’il s’en retourne de même, sans avoir su ni qui ni quoi.

— Ah ! s’écria Yunn‑tsiang, être céleste, vous m’avez illuminé, transformé. Durant toute ma vie, j’avais cherché vainement la solution du problème, et voici que je la tiens...

Cela dit, Yunn‑tsiang se prosterna le front en terre, puis se releva et reprit son chemin.

 

 

Un avec le Ciel, se fondre dans le Cosmos

 

Zhuang Zi 12.I Confucius demanda à Lao-tan (4) 

— Certains s’appliquent à tout identifier, et prétendent que, licite et illicite, oui et non, sont une même chose. D’autres s’appliquent à tout distinguer, et déclarent que la non‑identité de la subs­tance et des accidents est évidente. Sont‑ce là des Sages ?

— Ce sont, répon­dit Lao-tan, des hommes qui se fatiguent sans profit pour eux‑mêmes, comme les satellites des fonctionnaires, les chiens des chasseurs, les singes des bateleurs. K’iou  je vais te dire une vérité, que tu ne pourras ni comprendre, ni même répéter proprement. Des Sages, il n’y en a plus ! Maintenant, nombreux sont les hommes, qui, ayant une tête et des pieds, n’ont ni esprit ni oreilles. Mais tu chercheras en vain ceux qui, dans leur corps matériel, ont conservé intacte leur part du principe originel. Ceux‑là (les Sages, quand il y en a,) n’agissent ni ne se reposent, ne vivent ni ne meurent, ne s’élèvent ni ne s’abaissent, par aucun effort positif, mais se laissent aller au fil de l’évolu­tion universelle. Faire cela (et par conséquent devenir un vrai Sage taoïste,) est au pouvoir de tout homme. Il ne faut, pour devenir un Sage, qu’oublier les êtres (individuels), oublier le Ciel (les causes), s’oublier soi‑même (ses intérêts). Par cet oubli universel, l’homme devient un avec le Ciel, se fond dans le Cosmos.

 

Le premier pas dans la voie de la sagesse

 

Zhuang Zi 12.K Tzeu-koung

Tzeu-koung disciple de Confucius, étant allé dans la principauté de Tch’ou, revenait vers celle de Tsinn. Près de la rivière Han, il vit un hom­me occupé à arroser son potager. Il emplissait au puits une cruche, qu’il vi­dait ensuite dans les rigoles de ses plates-bandes ; labeur pénible et mince ré­sultat.

— Ne savez‑vous pas, lui dit Tzeu-koung, qu’il existe une machine, avec laquelle cent plates-bandes sont arrosées en un jour facilement et sans fatigue ?

— Comment est‑ce fait ? demanda l’homme.

— C’est, dit Tzeu-koung, une cuiller à rigole qui bascule. Elle puise l’eau d’un côté, puis la déverse de l’autre.

— Trop beau pour être bon, dit le jardinier mécontent. J’ai ap­pris de mon maître, que toute machine recèle une formule, un artifice. Or les formules et les artifices détruisent l’ingénuité native, troublent les esprits vitaux, empêchent le Principe de résider en paix dans le cœur. Je ne veux pas de votre cuiller à bascule.

Interdit, Tzeu-koung baissa la tête et ne répliqua pas. A son tour, le jardinier lui demanda :

— Qui êtes‑vous ?

— Un disciple de Confucius, dit Tzeu-koung.

— Ah ! dit le jardinier, un de ces pédants qui se croient supérieurs au vulgaire, et qui cherchent à se rendre intéressants en chantant des complaintes sur le mauvais état de l’empire. Allons ! Oubliez votre esprit, oubliez votre corps, et vous aurez fait le premier pas dans la voie de la sagesse. Que si vous êtes incapable de vous amender vous‑même, de quel droit prétendez‑vous amender l’empire ? Maintenant allez‑vous‑en ! Vous m’avez fait perdre assez de temps !

Tzeu-koung s’en alla, pâle d’émotion. Il ne se remit, qu’après avoir fait trente stades. Alors les disciples qui l’accompagnaient lui demandèrent :

— Qu’est‑ce que cet hom­me, qui vous a ainsi troublé ?

— Ah ! dit Tzeu-koung, jusqu’ici je croyais qu’il n’y avait dans l’empire qu’un seul homme digne de ce nom, mon maître Confucius. C’est que je ne connaissais pas celui‑là. Je lui ai expliqué la théorie confucéiste, de la tendance au but, par le moyen le plus com­mode, avec le moindre effort. Je prenais cela pour la formule de la sagesse. Or il m’a réfuté et m’a donné à entendre, que la sagesse consiste dans l’intégra­tion des esprits vitaux, la conservation de la nature, l’union au Principe. Ces vrais Sages ne différent pas du commun extérieurement ; intérieurement leur trait distinctif est l’absence de but, laisser s’écouler la vie sans vouloir sa­voir vers où elle coule. Tout effort, toute tendance, tout art, est pour eux l’effet d’un oubli de ce que l’homme doit être. Selon eux, l’homme vrai ne se meut, que sous l’impulsion de son instinct naturel. Il méprise également l’éloge et le blâme, qui ne lui profitent ni ne lui nuisent. Voilà la sagesse stable, tandis que moi je suis ballotté par les vents et les flots.

Quand il fut revenu dans la principauté de Lou, Tzeu-koung converti au Taoïsme raconta son aventure à Confucius. Celui‑ci dit :

— Cet homme prétend pratiquer ce qui fut la sagesse de l’âge primordial. Il s’en tient au principe, à la for­mule, affectant d’ignorer les applications et les modifications. Certes, si dans le monde actuel il y avait encore moyen de vivre sans penser et sans agir, uniquement attentif au bien‑être de sa personne, il y aurait lieu de l’admirer. Mais nous sommes nés, toi et moi, dans un siècle d’intrigues et de luttes, où la sagesse de l’âge primordial ne vaut plus qu’on l’étudie, car elle n’a plus d’applications.

 

Éteindre les désirs de son cœur

 

Zhuang Zi 20.B Hioung‑ileao

 

L’incorruptible Hioung‑ileao ayant visité le marquis de Lou, remarqua qu’il était triste et lui en demanda la raison.

— C’est que, dit le marquis, alors que j’ai étudié les règles des anciens et cherché à faire honneur à mes prédécesseurs ; alors que j’ai vénéré les Mânes et honoré les Sages, personnellement et constamment, je suis affligé, coup sur coup, par toute sorte de malheurs.

— Cela ne m’étonne pas, dit I-leao. Les moyens que vous avec employés, ne vous préserveront pas. Songez au renard, au léopard. Ces animaux ont beau se retirer dans les profondeurs des forêts et les cavernes des montagnes, ne sortant que la nuit et avec beaucoup de précautions, endurant la faim et la soif plutôt que de s’aventurer dans les lieux habités ; ils finissent toujours par périr dans un filet ou dans un piège. Pourquoi ? A cause de leur belle fourrure, que les hommes convoitent. Or vous, Altesse, le Marquisat de Lou, c’est votre fourrure à vous, que vos voisins convoitent. Si vous voulez trouver la paix, dépouillez‑vous‑en bénévolement, éteignez tous les désirs de votre cœur, retirez‑vous dans la solitude. Dans le pays de Nan-ue, il y a une ville, dite Siège de la solide vertu. Ses habitants sont ignorants et frustes, sans intérêts propres et sans désirs. Ils produisent, mais ne thésaurisent pas ; ils donnent, sans exiger qu’on leur rende. Chez eux, ni étiquette, ni cérémonies. Cependant, malgré leur air de sauvages, ils pratiquent les grandes lois naturelles, fêtent les naissances et pleurent les décès. Marquis, quittez votre marquisat, renoncez à la vie vulgaire ; allons vivre ensemble là‑bas !

— C’est loin ! fit le marquis ; la route est difficile ; il y a des monts et des fleuves à passer ; je n’ai ni bateau ni char.

I-leao dit :

— Si vous étiez détaché de vos dignités, si vous ne teniez pas à votre pays, si vous désiriez aller là‑bas, votre désir vous y transporterait.

— C’est loin ! fit le marquis. Et les provisions ? Et les compagnons ?

I-leao dit :

— Si vous ne teniez pas à votre luxe, si vous n’étiez pas attaché à votre bien‑être, vous ne vous préoccuperiez pas des provisions ; vous vous confieriez aux fleuves, à la mer, ne craignant même pas de perdre la terre de vue ; et l’abandon de vos compagnons ne vous ferait pas reculer. Mais je vois bien, maître de vos sujets, que vos sujets sont vos maîtres, car vous tenez à eux. Vous n’êtes pas un Yao, qui ne considéra jamais personne comme son sujet, et ne fut jamais le sujet de personne. J’ai tenté de vous guérir de votre mélancolie ; mais vous n’êtes pas homme à employer l’unique remède efficace, lequel consiste, après avoir tout abandonné, à s’unir au Principe, dans l’abstraction Cette abstraction doit aller jusqu’à l’oubli de sa personnalité. Car tant qu’on garde la notion de sa personnalité, ses conflits avec celles d’autrui, empêcheront la paix. Soit un bac traversant un fleuve. Si une barque vide qui dérive, vient à le heurter, fussent‑ils irascibles, les mariniers du bac ne se fâcheront pas, parce qu’aucune personne n’est entrée en conflit avec eux, la barque étant vide. Si, au contraire, il y a une personne dans la barque, des cris et des injures partiront aussitôt du bac. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu confit de personnes... Un homme qui aura su se dépouiller même de sa personnalité, pourra parcourir le monde entier sans éprouver de confit.

 

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[1] Zhuangzi ou Tchouang Tseu grande figure du taoïsme qui vécut de 370 à 300 av. J.C.
[2] Le Zhuang zi fait référence au texte attribué à ce philosophe
[3] Confucius ou Kong zi en pinyin (Maître Kong)  vécut de l’an 551 à l’an 479 avant Jésus-Christ
[4] Lao-Tan ou Laozi ou Lao-Tseu vécut de  570 à  490 av. J.-C.

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Source photos :

Guettyimages

Pixabay

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Publié le 2 Mars 2026

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Rédigé par Thierry Lambert

Publié dans #Nouvelles du blog

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Publié le 27 Février 2026

S'asseoir en méditation [1]

 

         

         Trouver la posture idéale afin de pouvoir s’asseoir quelques instants pour méditer ou pour se livrer à des automassages, n’est pourtant pas une mince affaire. Beaucoup de personnes ont perdu l’habitude de s’asseoir comme ils le faisaient dans leur petite enfance, ainsi simplement s’asseoir au sol est devenu un problème au fil du temps. Afin de remédier à ces contraintes, il est possible d’aménager les postures, c’est ce que nous allons vous proposer dans ces lignes.

 

         

Tout d’abord, en introduction sur ce sujet, écoutons les conseils de sagesses issus du Yi Jing[2]. Cet ouvrage utilisé à des fins de divination, dépasse cette simple utilité, dans les parties du texte consacrées aux hexagrammes[3], nous trouvons des commentaires dont le sens n’est pas à démontrer.

         Voici un exemple tiré de l’hexagramme 52 « l’immobilisation »

« La paix doit naître et s’étendre d’un façon toute naturelle à partir d’un état de recueillement intérieur. Si l’on veut réaliser de force la paix au moyen d’un raidissement artificiel, la méditation entraînera des effets fâcheux et graves »

          Ceci doit nous alerter sur l’importance du lâcher-prise, il ne suffit pas d’adopter une posture (même parfaite !!!), la disposition de l’esprit prime.

LA POSTURE DE L’EMPEREUR (posture sur une chaise)

 

 

 

 

 

Certainement la posture la plus aisée à maintenir, pourtant elle nécessite de s’y arrêter un instant.

 

 

 

 

yesSe tenir au bord de la chaise, le poids du corps venant sur l’avant
des ischions [4] (vers le pubis)
yesPlacer un coussin entre les ischions et la chaise afin de ne pas blesser.
yesDans cette position, conserver la courbe naturelle de votre colonne lombaire. 
yesPlacer les mains à votre convenance. Cette position peut servir de posture de méditation
 mais aussi de position de travail si vous êtes un travailleur assis.


Voici quelques réglages


Equilibrer le corps entre la gauche et la droite 

 

yesPorter le poids du corps sur un côté, l’ischion du côté opposé se soulève, 
yesEffectuer des balancements d’un côté vers l’autre 
yesEt ensuite équilibrer l’appui de votre bassin entre la gauche et la droite. 

 

Equilibrer le corps entre l’avant et l’arrière

 

yesPetits balancements d’avant en arrière à partir des articulations des hanches.

yesPar ces petits balancements, chercher à placer le corps en équilibre, afin de limiter au maximum les contractions musculaires des muscles de la face avant et arrière du corps.

  
Alignements des jambes
 
yesPlacer les deux pieds parallèles et écartés de la largeur du bassin, 
ceci permet d’aligner articulations des hanches, des genoux et des chevilles. 
yesToute la surface des pieds pose au sol. 
yesRégler le siège afin que les genoux soient placés un plus bas que les hanches, 
yesFémurs (les cuisses) horizontaux
yesTibias verticaux. 
yesSi le siège ne se règle pas en hauteur, placer un coussin afin de rehausser le bassin
 afin que les hanches soient un peu plus hautes que les genoux.
yesSi le siège est trop haut et que les pieds ne touchent pas le sol, 
placer un petit tabouret afin de pouvoir poser les pieds. 

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POSTURE DU TAILLEUR (Sukhasana posture du bonheur inde)

 

          C’est certainement la position assise au sol la plus usitée parce que la plus facilement réalisable par le plus grand nombre, pourtant des précautions sont à prendre vis-à-vis de l’intégrité corporelle. Nous ne reviendrons pas sur l’importance d’équilibrer la répartition du poids du corps entre avant/arrière et gauche/droite. S’asseoir sur l’avant des ischions, conserver les courbures naturelles de la colonne, trouver un coussin adapté à votre morphologie afin de rehausser le bassin permettant aux articulations des hanches de se trouver un peu plus hautes que les genoux, n’hésitez pas à utiliser un 2ème coussin si besoin

 

         Il est de plus possible de soulager les genoux et les chevilles en plaçant un coussin sur chacun des côtés afin de supporter le poids des jambes ainsi la position devient moins contraignante pour les articulations, il devient ainsi plus aisé de procéder ensuite aux exercices souhaités.

 

Voici comment placer les jambes en position de tailleur 

 

yesPour les femmes : jambe droite à l’intérieur, jambe gauche à l’extérieur

yesPour les hommes : jambe gauche à l’intérieur, jambe droite à l’extérieur

 

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POSTURE A GENOUX (seiza Japon, Vajrasana posture du diamant Inde)

 

yesPosition de méditation, position de travail

yesS’asseoir entre ses talons

yesEquilibrer la posture entre la gauche et la droite et entre l’avant et l’arrière

yesConserver les courbures naturelles de la colonne

 

 

Cette position ne peut être tenue par certaines personnes qu’avec beaucoup de difficultés du fait de l’hyper flexion des genoux et de l’extension des chevilles. Des aménagements sont possibles pour pallier à ces contraintes :

 

yesPlacer un coussin entre les cuisses et les jambes ou poser le bassin sur un coussin afin de limiter la flexion des genoux, ou aussi un petit siège

yesAdopter la posture hantachi où les orteils sont en flexion plantaire[5]

 

         La posture seiza permet une position antéversée et aussi rétroversée du bassin. Si nous poussons à l’extrême l’antéversion, le poids du corps vient vers l’avant, vers les genoux. C’est ce que nous faisons si nous voulons nous lever à partir de cette posture. Si nous poussons à l’extrême la rétroversion, le poids se répartit plutôt vers l’arrière au niveau des chevilles ou des coups de pied. Mais cette position rétroversée comprime l’abdomen, donc les organes internes, elle n’est donc pas conseillée, un juste milieu entre ces deux positions serait plus indiqué.

          Seiza n’est pas une posture de repos, elle est utilisée dans de nombreux domaines ; artistique, martial, ou plus simplement dans la vie de tous les jours. Voici la manière traditionnelle de s’asseoir en seiza ;

« …à partir de Shizenta,[6] on recule le pied gauche, les orteils fléchis glissant sur le plancher, le genou gauche vient se poser à la place où se trouvait le pied gauche. Procéder de façon identique pour le pied droit et le genou droit. A partir de la position agenouillée droite ainsi obtenue, on pose les fessiers sur les talons en allongeant les orteils… »[7]

[1] Selon de Sambucy les hindous ainsi que les psychotechniciens modernes pensent que les jambes sont associées aux mouvements des idées, la situation assise serait donc propice aux instables

[2] P 240 Yi King le livre des transformations R.Wilhem E.Perrot Librairie de Médicis

[3] Ensemble de six traits continus ou discontinus, résultat du tirage du Yi Jing, illustrant une situation sensée apporter une réponse à la question du consultant

[4] Partie la plus basse du bassin, celle sur laquelle vous reposez en étant assis

[5] Elle peut servir de posture de remplacement à seiza surtout si cette dernière provoque des crampes, hantachi permet d’ailleurs de les éliminer en plaçant les orteils en flexion plantaire.

[6] Position debout

[7] Encyclopédie des arts martiaux de l’Extrême-Orient G et R Habersetzer p 617

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Rédigé par Thierry Lambert

Publié dans #Postures

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